ACCORE Fantaisie pour accordéon seul (2001)

Dédié à Max Bonnay

Création à Tianjin (Chine) le 18 juillet 2001

Durée : 8’. Éditions François Dhalmann

 

Le mot français accore veut dire abrupt, escarpé et se dit d’une côte ou d’un écueil plongeant verticalement dans une mer subitement profonde. Ce mot renvoie au découpage du rivage, à la découpe des peaux ainsi qu’à l’arrachage de l’écorce du tronc d’un arbre.

 

Une fois encore, ma musique appelle au voyage par une forme musicale non linéaire, sinueuse, faite de retours sur elle-même, de plis, de cassures, de changements progressifs ou rapides, mais aussi à l’opposé de calmes plats, sorte de temps suspendu et de lignes d’horizon toujours fuyantes.

 

Comme toutes mes œuvres pour instrument seul, celle-ci est faite de multiples motifs de caractères bien différenciés. La virtuosité, la flexibilité, la souplesse - à l’instar des musiques improvisées - la fantaisie, l’imagination et l’humour sont sollicités autant que l’émotion, la tendresse et une sensibilité à fleur de peau.

 

La forme de l’œuvre est alors comme une suite d’associations d’idées où chacun des motifs se renvoient l’un à l’autre créant ainsi de subtiles correspondances entre eux.