Ton corps à tout jamais (2020/21) pour voix de basse (ou baryton-basse) et piano

Cinq poèmes de Claude-Henry du Bord, extraits du recueil Chants nus

Dédié à Vincent Le Texier et Ancuza Aprodu

Éditions Delatour - Durée : ca 12'

Composé en 2002, mon cycle pour soprano et piano intitulé Chants nus est constitué de cinq poèmes extraits du recueil éponyme du poète Claude-Henry du Bord. Ce choix de poèmes exprimait principalement la légèreté des rapports amoureux.

 

Cinq autres poèmes, issus du même recueil, sont à la source de ma nouvelle œuvre Ton corps à tout jamais (titre suggéré par le poète lui-même).

Elle est le prolongement de ce premier cycle mais sous une face plus tragique.

Je n'ai pas opté pour un cycle constitué de cinq œuvres distinctes mais pour une forme en un mouvement dont chaque partie correspond à un des chants. Les mêmes éléments constitutifs soutiennent toute la construction de l’œuvre. L'écriture s'affranchit d'un rapport trop direct entre ce que suggèrent les mots et leur possible traduction musicale, prolongeant ainsi les correspondances, multiplicités et ambiguïtés de lectures contenues dans les poèmes eux-mêmes.

L'écriture musicale créée une polyphonie de motifs qui se renvoient les uns les autres à l'image de la multiplicité de lectures possibles des cinq chants.

 

Comme pour mes Chants nus, la partie de piano - égale à part entière de la partie vocale - excède un simple accompagnement.

Claude-Henry du Bord :

"Un homme amoureux regarde une femme. Ça le renvoie à lui-même. La femme aussi rentre en elle- même : nuit physique des sentiments.

La seule chose certaine est l'incertitude - « j'ai beau faire » -, et reflète une conception de l'existence : sous la chaleur de l'autre, je suis révélé à moi-même mais dans l'incertitude, je suis peu. Puissance tragique de l'existence.

Il y a plusieurs lectures de chacun de ces chants structurés par cellules reliées entre elles de façon organique.

Une œuvre repose sur le rapport au corps. Le corps ne ment pas : la vérité, le réel passe par le rapport au corps, c'est incarné.

Ce sont des chants car ma conception de la poésie est qu'elle doit être dite, absolu pouvoir de la parole. Délivrer un message : on le lance vers le monde.

Mes textes appellent la musique".

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